29 août 2026
Comprendre la Mobilité francophone en 5 minutes
La Mobilité francophone permet à un employeur canadien situé hors Québec d'embaucher un travailleur francophone de l'étranger sans étude d'impact sur le marché du travail (EIMT). C'est l'un des moyens les plus simples et les plus rapides de recruter à l'international, et il reste encore peu connu des employeurs. Voici l'essentiel en cinq minutes.
En bref
Sans EIMT : pas d'affichage obligatoire ni de preuve qu'aucun Canadien n'était disponible.
Presque tous les postes : tous les niveaux de la Classification nationale des professions (TEER 0 à 5), sauf les emplois en agriculture primaire de niveau TEER 4 et 5.
Un français intermédiaire : le travailleur doit démontrer un niveau 5 des Niveaux de compétence linguistique canadiens (NCLC) à l'oral et à l'écoute.
Hors Québec : le poste doit se trouver dans l'une des 9 autres provinces ou dans l'un des 3 territoires.
230 $ de frais gouvernementaux pour l'employeur.
Ce que vous évitez : l'EIMT
Pour embaucher un travailleur étranger, la plupart des employeurs doivent obtenir une EIMT auprès d'Emploi et Développement social Canada. Il faut afficher le poste, prouver ses efforts de recrutement au Canada et payer des frais de 1 000 $ par poste, avant même que le travailleur puisse demander son permis. La Mobilité francophone supprime cette étape.
Qui pouvez-vous embaucher ?
Un travailleur qui parle français à un niveau intermédiaire ou plus, et qui a une offre d'emploi de votre part pour un poste admissible. Il peut venir de n'importe quel pays : France, Belgique, Suisse, Afrique, Caraïbes, océan Indien… Ce qui compte, c'est son niveau de français et son expérience dans le métier.
Les étapes côté employeur
Trouver le bon candidat et vérifier qu'il répond aux critères.
Soumettre l'offre d'emploi dans le Portail des employeurs d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), avec le code de dispense C16.
Payer les frais de conformité de 230 $.
Transmettre au candidat le numéro d'offre d'emploi. Il dépose ensuite sa demande de permis de travail.
Avec un partenaire comme JIK & PARTNERS, la recherche, la présélection et la coordination du dossier sont prises en charge. Le permis de travail est traité par un consultant réglementé en immigration canadienne (CRIC) partenaire.
Combien de temps faut-il ?
Le délai dépend surtout du traitement du permis de travail par IRCC, qui varie selon le pays du candidat. En pratique, comptez 10 à 14 semaines entre la signature et l'entrée en poste : environ 4 semaines de présélection et d'entrevues, puis 6 à 10 semaines pour le permis.
Vos obligations d'employeur
Le salaire, les heures et les tâches indiqués dans l'offre doivent correspondre au poste réel. IRCC peut vérifier que l'employeur respecte les conditions annoncées. Un recrutement bien préparé, avec une offre claire et réaliste, vous met à l'abri de tout problème.
Pourquoi maintenant ?
Le gouvernement du Canada veut accroître l'immigration francophone hors Québec : ses cibles sont de 9 % des nouveaux résidents permanents en 2026, 9,5 % en 2027 et 10,5 % en 2028, et il s'est engagé à atteindre 12 % d'ici 2029. Pour les employeurs, cela signifie un programme soutenu et des candidats encouragés à s'installer durablement.
Votre entreprise est-elle admissible ?
Un premier échange de 20 minutes suffit pour vérifier si la Mobilité francophone convient à vos postes. Évaluer mon besoin d'embauche
Sources : Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (pages « Mobilité francophone » et comparution devant le Comité permanent de la citoyenneté et de l'immigration, avril 2026). Informations à jour en octobre 2026.